Commémoration - 26 mars 1962 : le massacre de la rue d'Isly (G.S.) - Pertuisien.fr, la vie à Pertuis (84)


Commémoration - 26 mars 1962 : le massacre de la rue d'Isly (G.S.)





Bonjour,

Ce 24 mars 2017 à PERTUIS, Les Français d’AFN et leurs Amis du Sud Luberon ont consacré leur journée à la mémoire des massacres de la rue d’ISLY du 26 Mars 1962.

La messe en la jolie petite chapelle, le recueillement au cimetière, puis le repas et les souvenirs devant un magnifique couscous...

Pour l’histoire : Par les accords d'Évian et le « cessez-le-feu » du 19 mars 1962, le Gouvernement Français et ses adversaires du FLN (Front de Libération Nationale) avaient souhaité mettre fin à la guerre d'Algérie, en suscitant un grand trouble dans la population « européenne » d'Algérie.
Celle-ci s'était alors indignée de ce que le Gouvernement ait cédé alors que l'armée avait gagné la guerre sur le terrain en anéantissant les troupes de l'ALN (Armée de Libération Nationale), branche armée du FLN dont les chefs étaient restés à l'abri des combats au Maroc ou en Tunisie.

Contrairement à ce qui pouvait être espéré, les combats redoublèrent d'intensité avec un nouvel acteur, l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète).

C'est ainsi que le 22 mars 1962, trois jours après le « cessez-le-feu », onze soldats furent tués dans un attentat de l'OAS. L'armée a attaqué aussitôt, à l'arme lourde, le quartier de Bab el-Oued où s’étaient repliés les activistes, faisant plusieurs dizaines de victimes.

Le 26 mars 1962, en guise de protestation, une foule pacifique d'Européens, y compris des femmes et des enfants, se rendirent en cortège vers le quartier de Bab el-Oued pour protester contre son bouclage par l'armée française.

Dans la rue d'Isly, devant la grande Poste, un détachement de tirailleurs algériens de l'armée française, sous le commandement d'un jeune lieutenant kabyle, a fait face aux manifestants. Épuisés et ne sachant plus trop à quel drapeau obéir, ces hommes étaient nerveux et prêts à en découdre. La tension fut à son comble quand un tirailleur lâcha une première rafale.

Pendant 12 minutes, ce fut le carnage. On relèvera officiellement plus de cinquante morts et deux cents blessés.

Le soir-même, s'exprimant à la télévision, le Général de Gaulle n'eut pas un mot pour les victimes de ce drame ... La presse s'abstiendra également d'en faire état sans qu'il soit nécessaire de le lui demander.

Bouleversés, les Algériens de souche européenne ou israélite, au nombre d'un million (10% de la population), prirent alors la résolution de fuir le pays sans attendre le référendum qui avalisa les accords.

Alban Dignat : www.herodote.net

Voir aussi : wikipedia.org.

Tous les liens et sites PIEDS-NOIRS : bone.piednoir.net

Bien à tous,

G.S.

Ps) Pendant la guerre d'Algérie, les Français de Métropole (les Patos dans l'argot Algérois) prirent l'habitude d'appeler Pieds-noirs leurs compatriotes d'Algérie. Deux expressions aujourd'hui employées, « gaillardement » entre copains, sans aucune connotation péjorative ... L'origine de cette expression pieds-noirs reste mystérieuse. Elle pourrait évoquer les bottes noires et les guêtres de la même couleur que portaient les soldats français qui débarquèrent à Sidi Ferruch en 1830 ...












































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Date de publication ou de dernière modification : le 24-03-2017 à 20h - Page consultée 472 fois

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