Sûreté nucléaire, Mythe ou réalité ? Avec M. Gian Luigi FIORINI (G.S.) - Pertuisien.fr, la vie à Pertuis (84)


Sûreté nucléaire, Mythe ou réalité ? Avec M. Gian Luigi FIORINI (G.S.)





Bonjour,

Je me suis rendu café de l’Ormeau à Cabrières d’Aigues, hier jeudi 24 avril, à l’invitation de Café des Sciences du Sud Luberon dont le thème de la soirée était : Sûreté nucléaire, mythe ou réalité ?

Pendant plus d’une heure, nous étions une bonne quarantaine à l’écoute très attentive de Monsieur Gian Luigi FIORINI, Chargé de mission auprès du Haut Commissariat à l’Energie Atomique pour le volet “Sûreté Nucléaire”, qui nous a expliqué simplement et méthodiquement ce que l’on devait comprendre par “mythe ou réalité dans la sûreté nucléaire” :

Dès 19h00, M. FIORINI a commencé par exposer la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, puis a différencié l’appellation : “Sécurité” (terme générique) en France et “Sûreté” nucléaire (USA).
Chez nous, la sécurité nucléaire comprend la sûreté nucléaire, la radioprotection, la prévention et la lutte contre les actes de malveillance, ainsi que les actions de sécurité civile en cas d'accident. Le Ministère de la Défense exploite l’énergie nucléaire sur certains de ses sites dans les domaines de la propulsion des sous-marins et du porte-avions, et des armes des forces nucléaires stratégiques.
A ce titre, le Ministère de la Défense adopte les mêmes normes et règlementations que les autres exploitants pour garantir quotidiennement la sécurité nucléaire : www.defense.gouv.fr.

Puis il a exposé la nature du risque, la probabilité, l’acceptabilité ... avançant le dossier CIGEO et le stockage des déchets radio-actifs dont le Schéma Interdépartemental de Développement du Territoire Meuse Haute-Marne avait été rendu public par le document pour le débat en Préfecture de la Meuse le 21/03/2013.

- Il nous faut retenir que seulement 20% de personnes s’estiment informées alors que la France est le Pays le plus nucléarisé d’Europe ...

M. FIORINI a ensuite attiré notre attention sur l’Arrêté du 7 février 2012 fixant les règles générales relatives aux installations nucléaires de base et son article 3.4 dont :

1 / la protection des personnes et de l'environnement contre les rayonnements ionisants,
2 / Au titre de la maîtrise des réactions nucléaires en chaîne, l'exploitant démontre que les dispositions prises permettent de prévenir le risque de criticité lorsque cette dernière n'est pas recherchée.
3 / La fonction de confinement des substances radioactives est assurée par l'interposition, entre ces substances et les personnes et l'environnement, d'une ou plusieurs barrières successives suffisamment indépendantes, et si nécessaire par un système de confinement dynamique. Le nombre et l'efficacité de ces dispositifs sont proportionnés à l'importance et à l'impact des rejets radioactifs potentiels, y compris en cas d'incident ou d'accident.

- Il a ensuite exposé l’échelle internationale de classement des évènements nucléaires ou échelle internationale de classement des incidents et accidents nucléaires
(INES, de l'anglais : International Nuclear Event Scale) sert à mesurer la gravité d'un évènement nucléaire civil (incident nucléaire: niveaux 1 à 3, ou accident nucléaire: niveaux 4 à 7).
Cette échelle compte huit niveaux de gravité notés de 0 à 7. Élaborée en 1990 et mise en application au niveau international en 1991, et en France en 1994, l’INES est maintenant appliquée par une cinquantaine de pays. INES est un outil de communication. Elle est destinée à faciliter la perception par les médias et l'opinion publique de l'importance en matière de sûreté des incidents et des accidents nucléaires civils. Selon l'autorité de sûreté nucléaire (ASN), le nombre d'incidents déclarés ne constitue pas un outil d'évaluation de sûreté et ne peut, en aucun cas, servir de base à des comparaisons internationales : wikipedia.org.

- A 19h30, M. FIORINI parlait de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) et de l’incident de nature électrique sur un composant de haute tension ayant causé un dégagement de fumée, soulignant que l’incident était survenu en zone non nucléaire sur la tranche 1, à l'arrêt; (L’exemple des 2 vannes a été expliqué, nous indiquant que la 2ème était en fonction immédiate en cas de défaillance de la 1ère ...)

Puis il a dessiné la courbe de Farmer, nous montrant la séparation du tolérable, de l’intolérable et du risque résiduel : crdp.ac-amiens.fr.
Enfin, nous avons dû nous familiariser avec A.L.A.R.A ou Science du risque);
ALARA est l'acronyme de l'expression anglophone « As Low As Reasonably Achievable » ("As Low As Reasonably Achievable") ; qui se traduirait en français par « Aussi bas que raisonnablement possible ».
C'est une des formes que peut prendre le principe de précaution dans le domaine de la toxicologie ou de la radioprotection, ou quand il y a incertitude sur la relation dose-effet (incertitude par manque de connaissance, mais en avec faisceaux de présomption ou indices forts de LNT, soit en raisons de susceptibilités génétiques…) Les gestionnaires de risques remplacent parfois le terme ALARA par l'expression « principe d'optimisation ».

A 20h00, Je découvrais le Plan Particulier d'Intervention (PPI) qui est un dispositif local défini en France pour protéger les populations, les biens et l'environnement, pour faire face aux risques particuliers liés à l'existence d'une ou de plusieurs installations industrielles. Le terme désigne également le document qui définit le dispositif. Celui-ci définit les moyens de secours mis en œuvre et leurs modalités de gestion en cas d'accident dont les conséquences dépassent l'enceinte de l'installation à risques concernée. Ces modalités couvrent les phases de mise en vigilance, d'alerte et d'intervention mais aussi les exercices de sécurité civile réalisés périodiquement pour une bonne appropriation du dispositif.

Le plan particulier d'intervention constitue un volet du dispositif ORSEC départemental : wikipedia.org.

Enfin, pour terminer cette conférence, M. FIORINI parlait de l’EPR puis de FUKUSHIMA et terminait par la Centrale de Tricastin et l’ASN : www.asn.fr.

Il était 20h15 pour la pause; Dès 20h30, le débat allait s’instaurer, avec les participants dont 2 ou 3 militants anti-nucléaires présents; j’en ai profité pour m’éclipser et préparer le reportage ...

- Ce vendredi après-midi, je me rends à la rencontre de la marche anti-nucléaire qui a commencé ce matin 25 avril à Manosque pour se terminer le 5 mai à Tricastin.

Bien amicalement,

Gilbert SOULET, encore radio-actif.

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Date de publication ou de dernière modification : le 25-04-2014 à 17h - Page consultée 1488 fois

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